Module introductif. Relativisme? Universalisme?
Qu’entend-on ici par problématique?
Vous le voyez, avant de se lancer dans la théorisation des effets, multiples, stratifiés, multidirectionnels de la mondialisation sur le roman, il semble important d’en baliser provisoirement le terrain, de manière empirique. Et, pour ce faire, de ne pas trop vite tout réduire à l’opposition relativisme/universalisme afin de vous offrir l’occasion d’observer et de réfléchir, par vous-même, à vos lectures de romans.
Vous remarquez le pluriel, romans. C’est qu’en rapprocher plusieurs, partageant un air de famille, permet de plus aisément caractériser chacun d’eux. Cette parenté, toutefois, est non seulement fonction de traits objectifs internes aux romans mais aussi, au regard de l’observateur et de son questionnement. Voici deux domaines où, à l’évidence, il importe d’avoir des exemples particuliers participant à l’élaboration de l’observation et de la définition. C’est sous l’effet de deux problématiques très différentes, l’une, externe, concernant la vie littéraire et l’autre, interne, concernant la langue d’écriture que les auteurs et les romans brièvement convoqués voisineront.
- Première problématique : repérer les facteurs politiques facilitant ou limitant la création, la communication et la diversité culturelle du roman en contexte mondialisé.
- Seconde problématique : repérer les formes inventées par les romanciers migrants pour établir une relation à leur nouvelle langue d’écriture.
Comme il s’agit d’exemplifier ce que l’on entend par problématique, on en profitera pour mentionner au passage des textes critiques permettant de mieux comprendre ces deux-là; ce qui sera très peu fait dans les modules suivants. Profitez-en donc car ce sera le seul et dernier module où romans et textes critiques se trouveront côte à côte. Par ailleurs, les textes de la rubrique Quelques notes sur… seront traités un peu dans ce même esprit.