Module 1. Concorde et discorde

Esprit de concorde culturelle dans la fiction

Ce bref rappel de l’esprit de concorde culturelle dans la vie littéraire ne doit pas faire oublier que la fiction romanesque s’en empare, parfois très explicitement et de manière différenciée. La thématisation principale d’une convergence possible entre Juifs et Arabes dans le roman historique de Jacques Attali, La Confrérie des Éveillés (2004), informe plusieurs strates narratives. Ainsi, à l’intitulé de chaque chapitre, qui au moment de la lecture peut aussi bien faire office d’annonce que d’énigme (comparez « l’expulsion de Cordoue » ou « meurtre dans la synagogue » avec « les serpents de Narbonne » ou « le scandale d’Al-Qarawiyyin »), s’adjoignent trois dates : celle du calendrier grégorien qui, à la fois, parle au lectorat majoritaire et reflète la culture des partenaires chrétiens des deux héros de la fiction. Par exemple, à « Jeudi 27 mai 1149 » correspondent les dates des calendriers hébraïque et hégirien (pour le même jour, 18 Sivan 4909 et 17 Muharram 544). Ce triple acte de nomination vise sans doute moins à s’adresser à trois lectorats différents, même si cette triple date pourrait y réussir, que de faire résonner dans et par cette modeste strate sémiotique la leçon principale de ce roman : au XIe et au début du XIIe siècle, en Andalousie, « […] les trois monothéismes choisirent de se respecter, de s’admirer, de se nourrir les uns les autres », « […] seule période de l’Histoire où la chrétienté, l’islam et le judaïsme vécurent en harmonie » (p. 7).

On le retrouve notamment dans des romans thématisant le multiculturalisme convergent, comme Le cuisinier (2010) de Martin Suter, Tchipayuk ou le chemin du loup (1987) de Ronald Lavallée, la série de Daniel Pennac mettant en scène Benjamin Malaussène, Le Peintre d’éventail (2013) de Hubert Haddad, ou L’homme aux yeux à facettes (2014) de Wu Ming-yi.

Ex-publicitaire zurichois, parolier pour Stephan Eicher, romancier à succès1, Martin Suter souligne son multiculturalisme convergent en proportion de la sévérité satirique qu’il exhibe face à l’étroitesse mesquine et l’égoïste indifférence de la Suisse à l’endroit du reste du monde, notamment dans la période de crise économique, ouverte en 2008. On trouve une première couche de convergence dans le thème rassembleur de la cuisine. C’est non seulement par ses compétences en cuisine ayurvédique que Maravan, le jeune immigrant tamoul, parviendra, non sans tribulations, à commencer son intégration à la société suisse mais aussi, comme une extension encyclopédique à la fiction narrative, par la cuisine réelle (l’auteur a sans doute supposé que la cuisine aphrodisiaque, préparée pour Love Food dans le roman, aura stimulé l’appétit de ses lecteurs). Le livre offre, en complément, certaines recettes simplifiées dont, à la lecture, on a constaté les effets — cordons de haricots urad en deux consistances, espuma gelé au safran et à la menthe avec des textures de safran, phallus gelés au ghee et aux asperges… Deuxième couche de convergence dans le récit qui rapproche le Tamoul discret, solitaire et malheureux (il se fait injustement renvoyer du restaurant où il travaille comme marmiton, où on ignore son talent culinaire) d’Andrea, l’entreprenante serveuse lesbienne qui, convaincue par une expérience chez un Maravan qui tentait de la séduire, profite de cette injustice pour se lancer en affaires avec lui et fonder Love Food. À ce premier noyau, s’agrégeront Makeda, la princesse éthiopienne que son exil aura transformée en prostituée de luxe et Sandana, qui elle aussi vient du Sri-Lanka : de quoi former les deux couples qui constitueront la fin du récit. Et pour donner son relief à cette dynamique de convergence, le tout se déroule sur fond de crimes de guerre perpétrés par les belligérants cinghalais et tamouls et de turpitudes de Dalmann, inspirées par l’avidité. Quel que soit son pouvoir, le marchand d’armes, client de Love Food et de Makeda, ne saurait avoir raison du quatuor de la bonne volonté interculturelle.

Si l’on retrouve bien un tel esprit d’ouverture à l’Autre dans Tchipayuk ou le chemin du loup, roman historique fondé sur un désir de convergence, la perspective de l’auteur en est plutôt une de rattrapage, de rappel de la dette canadienne à l’endroit des Métis. Il n’y a plus chez lui de poncifs « stéréotypisant » cette bonne volonté interculturelle. La proclamation de l’Acte du Manitoba (1870), obtenue après la révolte de Louis Riel en 1869-1870, à la suite de l’abandon de l’Hudson’s Bay Company de sa souveraineté sur la Terre de Rupert au profit du gouvernement canadien, a marqué le zénith d’une culture issue de femmes amérindiennes et de « voyageurs » blancs travaillant pour les compagnies de traite de fourrures. En effet, rapidement, d’une part la colonisation allait transformer les Métis en minorité et d’autre part, la culture métisse devait se voir dévalorisée par les élites blanches, représentée par elles comme subalterne à la langue française et à la religion catholique. Il faudra attendre le travail de mémoire d’un ethnologue comme Marcien Ferland2 et de conteurs comme Henri Létourneau ou Guillaume Charette pour que la charge péjorative associée aux « sang-mêlé », aux « Bois-Brûlés » s’atténue. Dans l’histoire de la fiction narrative franco-manitobaine, Tchipayuk ou le chemin du loup occupe une place à part, un peu paradoxale. Paradoxale par son lieu de parution : alors que dans le contexte de prise de conscience identitaire du fait français au Manitoba des années 80, Lavallée a l’intention d’honorer l’histoire des Métis canadiens, il publie son roman à Paris, centre éditorial de la francophonie, chez Albin Michel, ce qui lui offre un surcroît de notoriété. Les prix littéraires dont il a été lauréat emblématisent le type de réception qu’il a reçu en France et au Canada. Le prix Jules-Verne indique, pour ce lectorat, qu’il s’agit d’un roman d’aventures exotiques informé par l’Histoire alors que les prix Riel (décerné par la Société franco-manitobaine) et Champlain (décerné par feu le Conseil de la vie française en Amérique), pour ce lectorat, qu’il s’agit d’un roman historique. Place paradoxale aussi par la leçon proposée par ce roman de formation : certes, Askik Mercredi ressemble comme un frère à Louis Riel mais décalée dans le temps de celle de Riel, son histoire diverge des doxas issues de la révolte écrasée, l’inévitable assimilation, la gloire du martyr, le messianisme. Par le succès du roman, on voit que la concorde effectuée par la fiction rallie des lectorats francophones très diversement concernés par l’histoire métisse et qu’elle prend la forme d’une synthèse, celle de l’acceptation de l’identité double du Métis, de sa différence (dévaluée, à la fois, par les Indiens et les Blancs, les Anglais et les Français) et que c’est par la même voie de la narration3, par la même conquête du statut de porte-parole, certes différemment interprétées (journalisme pour Askik, roman pour Lavallée), que passent affirmation identitaire et engagement pour le groupe aliéné.

Fils d’officier colonial, élevé au hasard des nombreuses villes de garnison exotiques où servait son père en Afrique ou en Asie, ex-professeur de français, Daniel Pennac a conçu, entre 1985 et 1999, en six romans, une sorte de saga policière de la singulière tribu Malaussène4. Par un des curieux renversements dont son œuvre regorge (par exemple, son héros exerce le surprenant métier de bouc émissaire), dans cette saga, le paradis colonial perdu thématisé par nombre de romans postcoloniaux devient le quartier populaire parisien de Belleville. Le plan de réaménagement urbain avait vu se succéder deux options concurrentes, dans les années 60-70 : complètement raser pour reconstruire, puis à partir des années 80, réhabiliter. Dans la saga, cet espace permet de dire le deuil d’une vie populaire mais aussi, la résilience du milieu cosmopolite qui réussit à y réinventer une vie de quartier. Sorte de corrélat assumé (voire militant) d’un fait sociologique, la plus grande visibilité de la diversité culturelle en France, ces romans ne se contentent plus simplement d’illustrer l’idée de la France « terre d’asile » mais aussi, de la configuration postcoloniale : le Belleville de la saga n’est pas seulement accueillant à l’Oncle Stojil, le vieux communiste yougoslave qui avait combattu la Wehrmacht et l’Armée Vlassov mais aussi à des cultures plus mal tolérées par le populisme xénophobe français : Loussa de Casamance, le meilleur spécialiste sénégalais de littérature chinoise et surtout, la famille Ben Tayeb. Benjamin Malaussène considère Amar et Yasmina comme ses parents d’adoption, leur restaurant oriental comme un havre, Hadouch, leur fils, son frère de lait, truand de son état, comme son meilleur ami — la sympathie de Benjamin inclut même les sbires de Hadouch, Simon le Kabyle et Mo le Mossi.

Auteur d’origine tunisienne, Hubert Haddad a lui aussi connu Belleville. Poète, historien d’art, nouvelliste, romancier à la fois fécond et explorateur5, essayiste, auteur du Nouveau magasin d’écriture (2006) et du Nouveau Nouveau magasin d’écriture (2007), sorte de manuel d’écriture créative, zélateur de l’imagination, lauréat du Grand Prix de Littérature de la Société des Gens de Lettres 2013 pour l’ensemble de son œuvre, à l’occasion de la publication du Peintre d’éventail (2013) et des haïkus du peintre d’éventail (2012). Le goût de l’auteur pour les formes brèves s’incarne ici non dans des fragments en ordre alphabétique mais dans une quarantaine de moments; son goût pour la quête d’une pureté narrative dans la presque inaperçue simplification de la configuration narratologique de départ. Premier narrateur, le jeune marmiton taïwanais Xu Hi-han revient auprès de son maître Matabei, à demi Birman, jardinier de la pension de Dame Hison, poète de haïkus et peintre d’éventails. Il est nécessaire pour que la transmission ait lieu : Matabei a, en effet, été lui-même le disciple du vieil Osaki et ce qui se transmet d’une génération à la suivante, ce sont les dispositions adéquates pour parvenir à la sérénité, par l’art du jardinage, de la poésie, de la peinture. Mais rapidement, ce premier narrateur s’estompe derrière la parole de Matabei, qui lègue sa sagesse derrière l’écriture de la Nature vue depuis la pension d’Atôra, sur l’île de Honshu, de ses splendeurs grandioses et modestes (le miroitement du lac Duji, le paysage encadré par la montagne et l’océan, la forêt de bambous sonores, le jardin labyrinthique, etc.) mais aussi, de fines présentations de femmes comme la vieille dame coréenne (sans doute une « femme de réconfort » offerte aux soldats japonais à l’époque de l’occupation) et des descriptions de subtiles peintures d’éventails. C’est à travers le séisme d’Haïti en 2010 (pays qu’il venait de visiter) qu’a été émotionnellement ébranlé cet amateur de littérature japonaise par le tsunami de Fukushima; ses exercices de style en haïkus ont pris une tout autre signification, devenant ceux de son personnage Matabei, marqué par un tremblement de terre précédent. Aux antipodes des manipulations de lieux communs, la convergence culturelle n’y est plus affaire de clichés mais devient ici identification.

Cet esprit de concorde culturelle peut prendre aussi une forme plus inquiétante, comme une menace écologique universelle, concernant la totalité de l’humanité également. C’est, par exemple, le thème d’un roman taïwanais, L’homme aux yeux à facettes. Aussi éloignées du lecteur que soient les îles de Taïwan et de Wayo-Wayo (cette dernière étant imaginaire), aussi peu rigoureux que soient les repères géographiques, historiques ou culturels (« au lecteur de s’informer », sous-entend l’auteur), aussi décalés du réalisme que soient, à la fois, cette histoire qui dérape vers le fantastique et son style multipliant les tons et les points de vue, voire créant parfois une sorte de tangage indécis, l’insolite île de déchets qui flotte au milieu de l’océan parle immédiatement à tout lecteur. Certes, elle sauve Atilei, l’adolescent qui a dû quitter Wayo-Wayo son île natale sans espoir de retour mais elle s’avère surtout épouvantablement destructrice en s’échouant au cours d’une tempête. Elle détruit toute la côte orientale de Taïwan où vivent Alice Shih et quelques voisins. Malgré tout ce qui les éloigne, voire tout ce qui les oppose, les personnages tissent des liens entre eux, en inventent. Alice, au bord du suicide après avoir mystérieusement perdu son fils et son mari danois, soigne Atilei, blessé pendant l’échouage; la situation leur impose de communiquer sans avoir de langue commune. Alice, d’origine han, a aussi établi des relations avec Hafay, sa masseuse, aborigène pangcah propriétaire d’un restaurant en bord de mer, avec Dahu, un aborigène bunun, qui élève seul sa fille depuis le départ de sa conjointe, relations compliquées par le lourd héritage de la Terreur blanche6, avec Boldt, un tunnelier allemand ainsi qu’avec sa femme Sara venue pour étudier l’impact du tsunami de détritus sur la côte… On comprend que seule cette volonté humaine de contact, parfois timide, tâtonnante, peut permettre de surmonter le désastre écologique de l’île de déchets.

On ne doit pas oublier non plus que non pas en amont mais en aval du roman, la communion des lecteurs dans un même succès largement international, comme celui de la suite des Harry Potter de J.K. Rowling (sept volumes entre 1997 et 2007, huit films, des jeux vidéo et d’autres produits dérivés, 70 langues, 450 millions d’exemplaires en 2011), a aussi une fonction de convergence culturelle. La petite quantité de romans obtenant une telle consécration par le marché ne constitue sans doute pas un genre puisque l’on y retrouve des ouvrages très différents les uns des autres, comme Le Petit Prince (1943) d’Antoine de Saint-Exupéry ou L’Alchimiste (1988) de Paulo Coelho, romans philosophiques, Le Seigneur des Anneaux (1972-1973) de J.R.R. Tolkien, roman de fantasy en trois volumes (mais six livres), redécouvert après le succès de son adaptation à l’écran dans la trilogie de Peter Jackson (entre 2001 et 2003), dix-sept fois oscarisée7, des romans sériels comme la série Twilight, parue entre 2005 et 2008 de Stephenie Meyer, histoire d’amour entre une humaine et un vampire, adaptée elle aussi au cinéma, en plusieurs fois ou Da Vinci Code (2003) de Dan Brown, roman d’enquête sur la paternité secrète de Jésus, interprétée dans une atmosphère de « complotisme » ésotérique, décliné en livre audio, livre illustré, livre de poche, jeu vidéo, adapté à l’écran par Ron Howard en 2006 et émulé par de nombreux romans exploitant cette veine « ésotérico-décodante ». Peut-être pas aussi proches les uns des autres que s’ils relevaient d’un même genre, ce club des super-sellers n’en donne pas moins une intéressante perspective sur la convergence de l’imaginaire, des goûts et des préoccupations communs à leur lectorat, pourtant issu de pays différents.

De manière tout aussi populaire, Wikipédia propose de nombreuses listes obtenues a posteriori, par des méthodes assez disparates, comme « Les 100 meilleurs livres de tous les temps », « Les cent livres du siècle », la « Bibliothèque idéale », etc. Même si de tels palmarès en disent sans doute plus sur les évaluateurs que sur les romans eux-mêmes, ils peuvent s’avérer utile lorsque l’on commence à s’intéresser à la fiction romanesque en indiquant au lecteur novice les consensus de goût de lecteurs qui l’ont précédé.

Enfin, toujours en aval, cette convergence peut se trouver aussi explicitement thématisée dans des ouvrages critiques, sous forme de constat, de souhait ou des deux à la fois. Que l’on pense au volume collectif réuni par Dominique Viart, La littérature française du 20e siècle lue de l’étranger (2012) dans lequel, notamment, la critique universitaire québécoise se singularise par le décloisonnement des corpus nationaux qu’elle pratique en profitant, non seulement, de ses liens privilégiés avec la littérature française mais aussi, de l’importance de la production romanesque de la province et des liens tout aussi privilégiés avec les littératures américaine et anglo-canadienne, voire les autres littératures francophones. Pour un lecteur, après la phase tout à fait liminaire de prise de contact avec le roman saisi par la mondialisation, de tels ouvrages critiques offrent des perspectives plus richement argumentées que les simples listes précédentes.

Notes et références

[1]Ont été adapté à l’écran ses romans Un Ami parfait (2002) et Small World (1998), respectivement par Francis Girod, Bruno Chiche (sous le titre Je n’ai rien oublié). Quant à Lila (2004), ce n’est pas une mais deux adaptations qu’il aura connues, celle d’Alain Gsponer et celle d’Yann Gozlan (sous le titre Un homme idéal).

[2]Par exemple, avec son édition des mémoires d’Auguste Vermette, neveu de Riel, Au temps de la Prairie : L’histoire des Métis de l’Ouest canadien racontée par Auguste Vermette, neveu de Louis Riel (2006).

[3]Souvenez-vous qu’il s’agit du vocabulaire technique de la narratologie, ce qui implique la voix prenant en charge le récit, l’angle sous lequel l’histoire est vue et racontée, et le temps du narrateur par rapport à celui de l’histoire.

[4]Au bonheur des ogres (1985), La fée carabine (1987), La petite marchande de prose (1990), Monsieur Malaussène (1995), Des chrétiens et des maures (1996), Aux fruits de la passion (1999). Plusieurs de ces titres ont été adaptés, parfois avec la participation de Pennac lui-même, comme Monsieur Malaussène adapté à la scène (le texte de l’adaptation a été publié sous le titre Monsieur Malaussène au théâtre, 1996) ou avec une réalisation d’Yves Boisset, La Fée Carabine (1993), qui constituait l’un des téléfilms d’une anthologie de trente-sept titres, Série noire, diffusée de 1984 à 1991 sur TF1. Toutefois, Au bonheur des ogres (2013) de Nicolas Bary a été réalisé sans la présence du romancier.

[5]Voyez, notamment, son roman-dictionnaire L’Univers (1999). Rescapé de l’océan au fin fond du Pacifique, un amnésique voudrait se reconnecter à son passé et tente de le faire sous forme de dictionnaire — puisqu’il n’en a plus le sens, sa vie n’a plus de fil directeur, d’où ces fragments rangés par ordre alphabétique. C’est cet arbitraire du rangement qui lui permettra de repérer les trous à combler, de retrouver l’enfance en Europe de l’Est, la pension Kuntz, la famille victime de la Shoah, la navigation, les amours fiévreuses, son moment stylite (comme astrophysicien, juché sur un phare), etc.

[6]Chassé de Chine par le Parti communiste, le Kuomintang de Tchang Kaï-chek avait envahi Taïwan en 1947 où profitant de la révolte populaire de 1949 et de sa répression, il a régné par la loi martiale jusqu’en 1987.

[7]Directement ou par le truchement du film de Jackson, l’univers du Seigneur des Anneaux a été élargi par plusieurs jeux vidéo.